Document Aile40ème jour
Aile, sur l’ordi de Luit
Une voix qui se lève comme un soleil. Et le soleil qui déride le carreau de la nuit, doucement.
Je n’ai plus peur.
Les couleurs s’allument l’une derrière l’autre ; la musique les enroule et la maison respire. Peut-être d’un instant d’amour.
Peut-être d’un grand corps là, penché sur moi.
Un corps de lumière qui estompe l’ombre du passé quotidien et laborieux. Les ombres que les enfants traînent du crépuscule au matin, et qui s’ incrustent dans les cauchemars adultes.
Il s’est juste penché sur moi, ses yeux de sourire sur mon corps, ses mains qui effleurent mon âme.
Son grand corps a balayé les vieux restes de Aile. Elle s’est grandie pour l’atteindre, pour arriver jusqu’à son sourire.
Elle n’a plus peur.
Juste un peu à apprendre ; apprendre à mélanger ses bleus à ses rouges à lui ; ne pas casser cette symphonie. Lui peindre le corps de sa peau. Lui peindre l’âme de ses bulles de rires….. jusqu’à l’infini……..